Respecter la nature, c'est préserver l'avenir de l'homme. L'homme est un animal qui a trahi, l'Histoire est sa sanction? S’afflige et s'inquiète le philosophe Cioran.
Force est de constater que, peu à peu, nos sociétés se sont désolidarisées du reste du vivant érigeant un rempart odieux entre l'homme et la nature.
La notion d'êtres vivants s'est au fil du temps délitée pour laisser place à des perceptions confuses ou abstraites. Gardons à l'esprit qu'à l'échelle terrestre, l'époque récente a été dramatique pour la biodiversité. Réductions ou privations de territoires, exploitations aveugles des ressources naturelles ajoutées à mille petites agressions toutes plus sophistiquées et efficaces les unes que les autres, ont mis l'univers du vivant au seuil d'une nouvelle grande extinction, la première d'origine anthropique.
Pour éviter de franchir le cap de l'irréversible, il nous revient de prendre conscience sans sélectivité affective de notre solidarité avec le monde du vivant. Il en va de notre avenir comme de celui des générations futures. C'est un enjeu de sécurité nationale.
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Quand on regarde dans quel état on a mis la planète, et sans vouloir offenser qui que ce soit, on peut se poser la question de savoir si nous sommes civilisés en profondeur. Et je laisse à votre appréciation la réponse. Mais quand même, toute la nature, toute la planète ne cesse de protester contre la barbarie de l'homme et nous nous obstinons à étouffer ce cri de détresse. Ceci étant dit, compte tenu de l'irruption pour le moins récente, cher Yves Coppens, de l'homme à la surface de la planète, si l'on admet que l'évolution est une compétition, alors l'humanité n'est pas loin de triompher en éliminant peu à peu chaque espèce animale et végétale qui nous y a précédée.(La suite ici) |
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Si tu ne vois pas mon ombre, c'est que tu es déjà mort...
